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Combien de calcium par jour pour une femme ménopausée ?

On lit partout 1 200 mg. La référence française est de 950 mg, et elle ne change pas à la ménopause. Voici d'où viennent les deux chiffres, et deux journées entières calculées avec la table officielle, dont une sans aucun produit laitier.

Par Victor Guillemois · Mis à jour le 29 octobre 2026 · 11 minutes de lecture

La réponse, tout de suite

Pour une femme de plus de 25 ans, ménopausée ou non, l'Anses fixe la référence à 950 mg de calcium par jour1, et son avis consacré aux femmes dès la ménopause reprend exactement ce chiffre2. Les Françaises en consomment en moyenne 840 mg3 : il manque donc un peu plus de 100 mg pour atteindre la référence, moins qu'un yaourt. Le chiffre de 1 200 mg existe, mais il vient d'ailleurs : d'une ancienne recommandation française de 2001, de références étrangères, des conditions d'une allégation européenne et des recommandations pour les femmes qui ont une ostéoporose. Plus bas, tu trouveras deux journées qui dépassent 950 mg, avec le calcul aliment par aliment.

950 ou 1 200 ? D'où viennent les deux chiffres

La référence nutritionnelle de l'Anses pour les femmes de 25 ans et plus est de 950 mg par jour. C'est ce qu'on appelle la référence nutritionnelle pour la population, la quantité qui couvre les besoins de presque toutes les personnes en bonne santé. Le besoin moyen, lui, est estimé à 750 mg, et la limite à ne pas dépasser au long cours à 2 500 mg1.

À la ménopause, rien ne change sur le papier. Dans son avis de 2019 sur les femmes dès la ménopause, l'Anses inscrit le calcium à 950 mg dans son tableau de références, et conclut qu'il n'y a pas lieu de proposer des repères alimentaires différents de ceux de l'adulte2. Pour fixer ce chiffre, l'Anses reprend la démarche et les valeurs de l'Efsa, l'autorité européenne, qui n'a pas prévu de hausse après la ménopause1.

Alors d'où vient le 1 200 ? De quatre endroits, et c'est utile de les distinguer.

Une ancienne recommandation. En 2001, l'agence qui a précédé l'Anses recommandait 1 200 mg dès 55 ans. Le rapport de 2021 le rappelle, puis retient une autre démarche1.

Des références étrangères. Aux États-Unis, l'Institute of Medicine recommande 1 200 mg aux femmes après 50 ans, pour tenir compte de la baisse de densité osseuse liée à la ménopause. L'OMS et l'Australie, avec la Nouvelle-Zélande, vont jusqu'à 1 300 mg après la ménopause. D'autres instances n'ont pas fait de recommandation spécifique, notamment parce qu'elles ont considéré que les études de supplémentation en calcium ne montraient pas de réduction de cette baisse de densité osseuse1.

Une allégation européenne. Le règlement européen de 2014 autorise une allégation selon laquelle le calcium contribue à réduire la perte de densité minérale osseuse chez les femmes ménopausées, à condition d'indiquer que l'effet est obtenu avec au moins 1 200 mg de calcium par jour, toutes sources confondues, chez les femmes de 50 ans et plus4. C'est la condition d'emploi d'un message sur un emballage, pas une référence nutritionnelle.

La prise en charge de l'ostéoporose. Les recommandations françaises de 2018 pour traiter l'ostéoporose après la ménopause visent au moins 1 à 1,2 g par jour chez les femmes de plus de 50 ans, en privilégiant les apports alimentaires5. Elles s'adressent aux femmes qui ont une ostéoporose et un traitement, suivies par un médecin.

Ma lecture : 950 mg est ton repère. Si ton médecin t'a parlé d'ostéoporose ou d'ostéopénie, c'est son chiffre à lui qui compte.

Pourquoi l'os devient un sujet à la ménopause

À la ménopause, le taux d'œstrogènes s'effondre. L'Inserm décrit une accélération de la perte osseuse pendant 5 à 10 ans6. Les conséquences se voient dans les chiffres : autour de 65 ans, on estime que 39 % des femmes ont une ostéoporose, et 70 % après 80 ans6. En France, l'Inserm estime à 484 000 le nombre de fractures de fragilité survenues en 2019, hommes et femmes confondus6.

1 sur 3 ou 4 Parmi les femmes qui ont 50 ans aujourd'hui, la proportion qui aura une fracture par fragilité osseuse d'ici la fin de sa vie, selon l'Inserm7.

Le calcium n'est pas la seule pièce du puzzle, et il serait malhonnête de te le présenter comme la solution. Mais c'est la matière première : le calcium est nécessaire au maintien d'une ossature normale, c'est l'allégation officiellement autorisée en Europe8. Le reste, c'est la vitamine D et le mouvement.

Où en sont les Françaises

L'étude nationale des consommations alimentaires mesure un apport moyen de 840 mg par jour chez les femmes adultes, avec une médiane à 803 mg3. La moitié des femmes est donc en dessous de 803 mg, à environ 150 mg de la référence.

Bonne nouvelle pourtant : l'Anses a vérifié que si l'on suit les repères alimentaires actuels, la référence en calcium est couverte, à 112 % entre 51 et 59 ans et à 105 % entre 60 et 65 ans2. Ces repères comprennent deux produits laitiers par jour9, au sein d'une alimentation variée. Autrement dit, l'écart ne vient pas d'un besoin impossible à couvrir. Il vient de journées où l'on saute le laitage, où le fromage disparaît parce qu'on surveille son poids, et où rien ne le remplace.

Un bol de yaourt nature avec des flocons d'avoine, des amandes et des myrtilles
Photo d'illustration.

Une journée à 950 mg avec deux laitages

Voici une journée ordinaire, avec exactement deux produits laitiers, comme le repère officiel. Toutes les teneurs viennent de la table Ciqual de l'Anses10, et je te donne le calcul pour que tu puisses le refaire.

RepasAliment et portionCalcium
MatinYaourt nature, 125 g128 mg pour 100 g160,0 mg
Flocons d'avoine, 40 g84,3 mg pour 100 g33,7 mg
Amandes avec peau, 15 g260 mg pour 100 g39,0 mg
MidiSardines à l'huile, égouttées, 50 g333 mg pour 100 g166,5 mg
Haricots blancs cuits, 150 g120 mg pour 100 g180,0 mg
CollationFigues sèches, 30 g167 mg pour 100 g50,1 mg
SoirEmmental, 30 g898 mg pour 100 g269,4 mg
Brocoli cuit, 150 g43,3 mg pour 100 g65,0 mg
Total de la journée963,7 mg

Teneurs pour 100 g issues de la table Ciqual 2020 de l'Anses10. Les portions sont des portions courantes que j'indique : elles ne figurent pas dans Ciqual.

Trois choses à remarquer.

D'abord, 30 g d'emmental apportent à eux seuls 28 % de la journée. Les fromages à pâte pressée cuite font partie des aliments courants les plus riches de la table : 898 mg pour 100 g pour l'emmental, 993 mg pour le comté, 980 mg pour le parmesan10. Une portion de 30 g en apporte plus qu'un verre de lait de 200 ml, qui en contient environ 234 mg10. Supprimer le fromage pour surveiller sa ligne, sans le remplacer, c'est souvent là que le calcium disparaît.

Ensuite, les sardines en boîte jouent dans la même cour que les laitages, grâce à leurs arêtes tendres. La table Ciqual donne 333 mg pour 100 g de sardines à l'huile égouttées, contre 108 mg pour des filets sans arêtes10. Trois fois moins. Garde les arêtes, écrase-les à la fourchette : on ne les sent pas.

Enfin, les haricots blancs et les amandes complètent sans effort. 150 g de haricots blancs cuits, c'est 180 mg, plus qu'un yaourt10.

Et sans aucun produit laitier ?

C'est possible, à condition d'aller chercher le calcium là où il est vraiment. Et l'eau compte plus qu'on ne le croit.

RepasAliment et portionCalcium
MatinBoisson au soja enrichie en calcium, 200 ml98 mg pour 100 g196,0 mg
Amandes avec peau, 20 g260 mg pour 100 g52,0 mg
MidiSardines à l'huile, égouttées, 80 g333 mg pour 100 g266,4 mg
Haricots blancs cuits, 150 g120 mg pour 100 g180,0 mg
SoirChou kale cuit, 100 g72 mg pour 100 g72,0 mg
Toute la journéeEau minérale Hépar, 500 ml54,9 mg pour 100 g274,5 mg
Total de la journée1 040,9 mg

Teneurs pour 100 g issues de la table Ciqual 2020 de l'Anses10, le chou kale y figure sous le nom de chou frisé. Pour les boissons, j'ai compté 100 ml comme 100 g.

Deux leviers font la différence ici. L'eau minérale riche en calcium : un demi-litre d'Hépar apporte 274,5 mg, et d'autres eaux sont proches, comme Courmayeur à 51,7 mg et Contrex à 46,8 mg pour 100 g10. Et ce calcium passe bien : une synthèse publiée en 2006 conclut que toutes les eaux riches en calcium étudiées étaient absorbées aussi bien que le lait, ou légèrement mieux11. Les recommandations françaises sur l'ostéoporose citent d'ailleurs les eaux minérales riches en calcium à côté des produits laitiers5.

Les boissons végétales enrichies, ensuite. Attention à l'étiquette : la même boisson au soja non enrichie n'apporte que 12 mg pour 100 g, huit fois moins10. Ce n'est pas le soja qui apporte le calcium, c'est l'enrichissement.

Le piège des épinards

Sur le papier, les épinards cuits affichent 140 mg de calcium pour 100 g10, plus que le lait. Dans la réalité, ce calcium est presque entièrement bloqué par l'acide oxalique de la plante. Une étude a mesuré l'absorption chez 13 adultes : 5,1 % pour les épinards, contre 27,6 % pour le lait12. À quantité égale, le lait en fait passer plus de cinq fois plus. Dans une autre étude, menée chez 11 femmes, le chou kale, pauvre en oxalate, fait l'inverse : 40,9 % d'absorption, contre 32,1 % pour le lait chez ces mêmes participantes13. Mange des épinards pour leurs autres qualités, mais ne les compte pas dans ton calcium.

La vitamine D, l'autre moitié du sujet

Le calcium ne sert pas à grand-chose s'il n'est pas absorbé. La vitamine D contribue à l'absorption et à l'utilisation normales du calcium et du phosphore8. L'Anses retient un apport satisfaisant de 15 µg par jour chez la femme adulte1.

Et là, l'alimentation ne suffit pas. Dans son avis sur la ménopause, l'Anses calcule que les repères alimentaires ne couvrent que 21 à 23 % de la référence en vitamine D, et écrit qu'elle n'est pas atteinte par la seule alimentation2. Les dosages sanguins vont dans le même sens : dans l'étude Esteban, seul un adulte sur quatre atteignait un taux adéquat de vitamine D14.

Pour te donner un ordre de grandeur, la journée sans laitage ci-dessus, avec ses 80 g de sardines et sa boisson enrichie, apporte environ 8 µg de vitamine D d'après Ciqual10. C'est déjà une bonne journée, et elle reste à un peu plus de la moitié. 100 g de hareng fumé en apportent à eux seuls près de 18 µg10, mais on n'en mange pas tous les jours. Les poissons gras (sardine, hareng, maquereau, saumon) restent les aliments les plus utiles, mais la question d'un complément de vitamine D se pose avec ton médecin, qui peut doser ton taux.

Les compléments de calcium : prudence

Le réflexe de prendre un comprimé de calcium « pour être tranquille » est très répandu. Les recommandations françaises le freinent nettement.

Les recommandations de 2018 sur l'ostéoporose après la ménopause demandent de privilégier les apports alimentaires, et notent que l'efficacité d'une supplémentation en calcium donnée seule n'est pas démontrée pour prévenir les fractures5. Elles signalent aussi qu'un surrisque cardiovasculaire a été suggéré, rapporté surtout chez les personnes dont l'apport alimentaire était déjà suffisant5. C'est cohérent avec une méta-analyse publiée dans le BMJ en 2010 : dans les essais de compléments de calcium pris sans vitamine D, le risque d'infarctus était plus élevé dans le groupe calcium, avec un rapport de risque de 1,3115. Le complément n'est donc pas un geste anodin.

Dans un avis sur un médicament associant calcium et vitamine D, la Haute Autorité de santé note que l'augmentation des apports en calcium ne devrait être envisagée que lorsque les apports alimentaires sont insuffisants, ce qui implique une évaluation individuelle des besoins16. En clair : d'abord l'assiette et l'eau, ensuite, si besoin, une décision avec ton médecin.

Ce que l'assiette ne fait pas seule

L'os se construit aussi par la contrainte. L'Anses écrit que l'activité physique à impact, comme la course ou les sauts, est associée à une moindre diminution de la masse osseuse et à un moindre risque de fractures, que chez la femme ménopausée, elle a un effet positif sur la densité minérale osseuse, et que la combinaison de l'impact et du renforcement musculaire est nécessaire pour diminuer le nombre de fractures17. L'Inserm le résume : l'exercice a un effet bénéfique sur la densité osseuse, à tout âge6.

Si les sauts te paraissent loin, la marche rapide, la montée d'escaliers et le renforcement avec des charges légères sont de bons points de départ, à adapter avec ton médecin si tu as des douleurs ou une ostéoporose connue. Et si la question des muscles t'intéresse, l'article sur les protéines après 50 ans va de pair avec celui-ci.

Un mot de prudence. Cet article donne des repères généraux. Il ne remplace pas l'avis de ton médecin, surtout si tu as une ostéoporose, une maladie des reins, des calculs rénaux, ou si tu prends déjà un complément ou un traitement pour les os : dans ces cas, c'est lui qui fixe tes apports.

Les questions qu'on me pose

Faut-il 1 200 mg de calcium par jour après 50 ans ?
Pas selon la référence française. L'Anses fixe 950 mg par jour pour toutes les femmes de 25 ans et plus, et son avis sur les femmes dès la ménopause reprend ce chiffre. Le 1 200 mg vient d'une ancienne recommandation française de 2001, de références étrangères comme celle des États-Unis, des conditions d'une allégation européenne réservée aux femmes de 50 ans et plus, et des recommandations pour la prise en charge de l'ostéoporose, qui visent 1 à 1,2 g. Si ton médecin t'a parlé d'ostéoporose, c'est son chiffre qui compte.
Peut-on avoir assez de calcium sans produits laitiers ?
Oui, en le cherchant au bon endroit. Une journée avec une boisson au soja enrichie en calcium, 80 g de sardines à l'huile avec leurs arêtes, 150 g de haricots blancs, du chou kale, une poignée d'amandes et un demi-litre d'eau Hépar dépasse 1 000 mg d'après la table Ciqual. L'eau minérale riche en calcium est le levier le plus simple : une synthèse publiée en 2006 conclut que son calcium est absorbé aussi bien que celui du lait.
Faut-il prendre un complément de calcium à la ménopause ?
Pas par réflexe. Les recommandations françaises demandent de privilégier l'alimentation, notent que l'efficacité du calcium donné seul n'est pas démontrée pour prévenir les fractures, et signalent qu'un surrisque cardiovasculaire a été suggéré, surtout chez les personnes dont l'apport alimentaire était déjà suffisant. La Haute Autorité de santé note qu'augmenter les apports ne devrait être envisagé que lorsque l'alimentation ne suffit pas, après une évaluation individuelle. C'est une décision à prendre avec ton médecin.
Les épinards, c'est une bonne source de calcium ?
Non, malgré les 140 mg pour 100 g affichés par la table Ciqual. Leur calcium est bloqué par l'acide oxalique : une étude a mesuré 5,1 % d'absorption pour les épinards, contre 27,6 % pour le lait. Le chou kale, lui, est bien absorbé, à 40,9 % contre 32,1 % pour le lait dans une autre étude. Garde les épinards pour leurs autres qualités, mais ne les compte pas dans ton calcium.

Les sources de cet article

  1. Anses. Avis relatif à l'actualisation des références nutritionnelles françaises en vitamines et minéraux, 2021 (calcium : besoin moyen 750 mg, référence 950 mg, limite 2 500 mg ; vitamine D : apport satisfaisant 15 µg ; rappel de la recommandation de 2001). Lire le rapport
  2. Anses. Avis relatif à l'actualisation des repères alimentaires du PNNS pour les femmes dès la ménopause et les hommes de plus de 65 ans, 2019 (tableau des références, couverture du calcium et de la vitamine D par les repères). Lire l'avis
  3. Anses. Étude individuelle nationale des consommations alimentaires INCA 3, 2017 (calcium chez les femmes de 18 à 79 ans : moyenne 840,2 mg, médiane 802,7 mg, tableau 63). Lire l'étude
  4. Règlement (UE) n° 1228/2014 autorisant certaines allégations de santé portant sur la réduction d'un risque de maladie. Lire le texte
  5. Briot K. et coll. Actualisation 2018 des recommandations françaises du traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. Revue du Rhumatisme, 2018;85:428-440. Lire les recommandations
  6. Inserm. Ostéoporose, dossier d'information, 2023. Lire le dossier
  7. Inserm. Ménopause, dossier d'information, 2023. Lire le dossier
  8. Règlement (UE) n° 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées. Lire le texte
  9. Santé publique France. Recommandations relatives à l'alimentation, à l'activité physique et à la sédentarité pour les adultes, décembre 2018 (2 produits laitiers par jour). Lire les recommandations
  10. Anses. Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual, version 2020. Consulter la table
  11. Heaney R. P. Absorbability and utility of calcium in mineral waters. American Journal of Clinical Nutrition, 2006;84(2):371-374. Voir l'étude
  12. Heaney R. P., Weaver C. M., Recker R. R. Calcium absorbability from spinach. American Journal of Clinical Nutrition, 1988;47(4):707-709. Voir l'étude
  13. Heaney R. P., Weaver C. M. Calcium absorption from kale. American Journal of Clinical Nutrition, 1990;51(4):656-657. Voir l'étude
  14. Santé publique France. Esteban 2014-2016, chapitre dosages biologiques des vitamines et minéraux, 2019. Lire la présentation
  15. Bolland M. J. et coll. Effect of calcium supplements on risk of myocardial infarction and cardiovascular events: meta-analysis. BMJ, 2010;341:c3691. Voir la méta-analyse
  16. Haute Autorité de santé, Commission de la transparence. Avis CACIT Vitamine D3, 11 janvier 2017. Lire l'avis
  17. Anses. Actualisation des repères du PNNS : révisions des repères relatifs à l'activité physique et à la sédentarité, 2016. Lire le rapport
Victor Guillemois
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Je construis des menus de la semaine pour les femmes à la ménopause. Chaque valeur nutritionnelle que je publie est vérifiée dans la table Ciqual publiée par l'Anses avant d'être écrite. En savoir plus sur moi.

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